By Vision Max Services | February 8 , 2019 | 01

Les réactions sont nombreuses au dépôt du projet de loi 9 par le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Le plan du ministre est en général bien accueilli, a constaté TVA Nouvelles. Ceux qui applaudissent le plus le contenu du projet sur la réforme de l’immigration se trouvent chez les manufacturiers.

Une meilleure sélection des immigrants devrait répondre davantage aux besoins du marché du travail, tant dans les villes qu’en région.

«Dans l’ancien système, on accueillait 50 000 personnes par année, mais il y en a une sur deux qui ne correspondait pas au profil dont on avait besoin sur le marché du travail. Donc, si on baisse à 40 000, mais que ces 40 000-là correspondent à 80 ou même à 100% aux besoins du marché du travail, on va être plus avancés, dans la perspective des employeurs, en tout cas», soutient la vice-présidente de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Martine Hébert.

Au Salon de l’intégration et de l’insertion professionnelle, on n’a pas grand-chose à dire concernant le projet de loi du gouvernement Legault. On est même plutôt favorable.

«On espère que ça va fonctionner, mais c’est sûr qu’il y a des défis qui sont sur la table. Il y a des enjeux. On est là pour nous rapporter sur le terrain comment ça se passe», souligne la conseillère en emploi chez Orienthèque, Mélanie Hébert.

Dossiers «jetés à la poubelle»

Un bémol de la part de l’Association québécoise des avocats en droit de l’immigration (AQAADI): on regrette que Québec jette à la poubelle les dossiers en attente afin de reprendre à zéro le processus de sélection.

«On avait 60 000 personnes qui attendaient de rentrer. Puis, on leur dit “aux poubelles” alors qu’on en a besoin plus que jamais, de ces personnes-là», déplore le président de l’AQAADI, Guillaume Cliche-Rivard.

Soupir de soulagement, par contre, du côté des organisations qui aident à l’intégration des immigrants. La loi n’est pas une copie conforme de la plateforme électorale de la CAQ.

«Est-ce que les ressources vont suivre pour réaliser ce que prévoit le projet de loi? Ça, on verra ça au prochain budget probablement, suggère le directeur général au TCRI, Stephan Reichhold. Mais disons, globalement, je pense qu’on va pouvoir vivre avec ce projet de loi, si ça devient loi.»

Les gens rencontrés dans la rue par TVA Nouvelles se disaient plutôt d’accord pour qu’un immigrant adhère aux valeurs de la charte des droits et libertés du Québec.

«Bien, oui, c’est sûr parce que moi, je me mets à la place de si, moi, je vais ailleurs, je vais vouloir m’intégrer le plus possible», témoigne un jeune homme.

«Bien, c’est eux qui choisissent de s’établir ici, avance une autre piétonne. Ça veut pas dire qu’eux ont nécessairement des mauvaises valeurs non plus. Faudrait savoir c’est quoi, leurs valeurs à eux aussi. Mais non, on devrait pas imposer des valeurs à qui que ce soit, mais c’est sûr que ce serait bien que tout le monde puisse les respecter.»

-D’après un reportage de Richard Olivier.

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